dernière mise-à-jour : 27 août 2009

MOJITO - D5 DINGHY

Comment j'ai construit un bateau dans mon jardin

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Sommaire alphabétique

 

Accastillage

Aiguillot et fémelot

Assemblage

Barre

Budget (format OpenOffice)

Contre-plaqué

Courbes de plateau arrière

Courbure

Coutures

D5

Découpage

Dérive et Safran

Epoxy

Finition

Flottabilité

Mât et Balestron (ou livarde)

Pied de mât et étambrai

Pose de la quille

Pose des bancs

Pose des listons

Pose des tasseaux pour le support des bancs

Premiers essais

Puit de dérive

Remorque

Tracé

Voile à livarde

Et voilà le travail ...

 

Le D5

 

Un D4 en action. La photo est issue d'un site argentin très instructif.

Construire son propre bateau présente plusieurs avantages. C'est une économie certaine d'argent, une fierté d'avoir construit quelque chose de ses mains et un gain de compétences et d'expériences pour le futur.

N'ayant justement pas de compétences particulières, j'ai voulu rester modeste et commencer par un travail simple. Pas la peine de dépenser mon argent dans un projet que je n'arriverais pas à mener au bout. Avant de construire le bateau de mes rêves, j'ai donc décidé de chercher le plan et la méthode de construction les plus simples qui existent.

C'est ainsi que, comme des milliers avant moi, j'ai choisi le plan du D5 (plan - système métrique). C'est une évolution du D4 (plan - mesures anglo-saxonnes), un dériveur dont les plans simples sont téléchargeables gratuitement.

La méthode de construction du D5 fait appelle à la technique du stitch 'n glue ou cousu-collé.

 

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Contre-plaqué - Plywood - Multiplex

 

J'ai de la chance, aux Pays-Bas comme aux États-Unis les feuilles de contre-plaqué sont en 244x122. Ça ne sera pas la peine de modifier les plans.

Après réflexion, j'ai acheté 3 feuilles de Meranti 9mm. Bien que le plan conseille de découper les bordures dans du 6mm, j'ai aussi opté pour du 9mm, me disant que le bateau serait certes plus lourd mais aussi plus solide. Une autre conséquence est que je n'ai besoin que de 3 feuilles quand le plan original en conseille 3,5.

Pour ceux qui n'ont pas la chance d'avoir une remorque, je signale qu'il est tout à fait possible de faire entrer des demies feuilles (244x61) dans un Grand-Scenic Renault donc peut-être dans une berline.

 

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Tracé

 

Pour faire de belles courbes, je plante des petites pointes le long desquelles je bloque un tube en PVC (avec des paquets de lessive).

J'ai trace une bordure puis un fond sur une feuille (les autres éléments seront reproduits après découpage pour une parfaite symétrie).

Conseil : ne pas se précipiter et comparer ses mesures à celles du plan avant de se lancer dans le découpage.

 

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Découpage

 

Pour le découpage, j'utilise une scie sauteuse avec une lame pour contre-plaqué.

Je n'oublie pas de me protéger les yeux avec un masque de plongée !

Remarquez la caisse de bières pour stabiliser la feuille sur la table.

Les premiers découpages laissent apparaître concrètement la forme du bateau. Ce sont les 1ères satisfactions du constructeur. Ça motive pour la suite !

 

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Courbure

 

Je donne un peu de courbure à cette bordée en utilisant une caisse de bières (finalement, la meilleure amie du constructeur amateur pendant et après les travaux).

Sur cette autre photo, ce sont des briques qui ont servies à cintrer les listons.

 

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Coutures

 

Afin de préparer les coutures des différents éléments, je perce des trous tous les 10 cm. Ici ce sont les plaques du fond qui sont jointes et percées en même temps.

J'utilise des colliers de serrages pour câbles électriques en lieu et place du traditionnel fil de fer utilisé dans la technique du cousu-collé. C'est pas cher, c'est solide, on ne s'abîme pas les doigts et éventuellement ça se défait aussi très rapidement et facilement.

 

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Assemblage de l'ensemble

 

Ça ressemble à un bateau, non ?

NB : Il peut être utile de renforcer d'un tasseau de chaque côté le couple central. C'est lui qui encaisse les forces de cintrage, il a donc tendance à se gondoler.

 

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Epoxy

 

J'utilise de la résine 105 et du durcisseur 206 de chez West System (les hollandais ont coutûme de dire que c'est la plus chère mais aussi la meilleure, de toute façon j'ai pas trouvé autre chose). Ils ont un système de pompe pour doser les mélanges qui facilite grandement la vie. Pour les bretons, on peut s'en procurer chez Uship à Vannes (56).

1ères expériences :

Outre la dérive et le safran, j'ai aussi appliqué de l'epoxy + bande de tissus de verre sur une fêlure du contre-plaqué.

Ce sont les premiers essais pour voir ...

Passage à l'acte :

    Dans l'ordre, sur toutes les jointures :
  1. une couche d'epoxy pure
  2. mastic d'epoxy (epoxy + charge jusqu'à obtenir la consistance d'un mastic)
  3. application des bandes de tissus de verre 250g/m2 (préalablement découpées)
  4. une couche d'epoxy pure
  5. 48h heures de séchage (je ne prends aucun risque)

Imperméabilisation de la coque :

L'ensemble de la coque, intérieur et extérieur, est recouvert d'epoxy.

Puis l'on renforce les jointures à l'extérieur.

 

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Pose des listons

 

Prévoir beaucoup de serre-joints.

 

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Pose des tasseaux pour le support des bancs

 

No comment.

 

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Pose de la quille

 

Préalablement vissée, la quille est ensuite mastiquée et renforcée de tissus de verre + epoxy.

Attention à l'alignement !

 

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Puit de dérive

 

Principale différence avec le D4, l'emplacement du puit de dérive se situe au milieu du banc central et non plus à l'avant de celui-ci. Le montage n'en est que plus facile. Le résultat sera aussi plus esthétique.

J'ai classiquement enduit les surfaces d'epoxy, puis fait les joints, posé le tissus de verre et enfin saturé le tout avec une nouvelle couche d'epoxy.

Ne pas oublier de découper le fond de la coque en faisant particulièrement attention à l'alignement. Il ne s'agit pas que le petit bateau ne puisse que faire des ronds dans l'eau faute d'une dérive bien verticale !

 

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Pied de mât et étambrai

 

Un tube PVC en guise de guide pour le mât et beaucoup de tissus de verre et autre mastic.

La couche noire est une sorte de caoutchouc (à mon avis pour caler les machines à laver) qui me sert ici d'absorbeur de choc.

 

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Aiguillot et fémelot

 

Il s'agit des fixations pour le safran.

L'un des aiguillots se fixe sous le banc arrière. Ne pas oublier de le visser avant de remplir le banc de mousse ou pire, avant de le fermer définitivement.

Parait qu'il faut que j'aille à Leiderdorp (c'est là qu'est né Louis) pour trouver ça.

Après pas mal de pérégrinations, c'est finalement dans le village De Kaag que j'ai trouvé un set complet pour Optimist.

 

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Flottabilité

 

Afin de rendre le bateau insubmersible, je voulais combler l'espace sous les bancs (arrière et milieu) avec de la mousse polyuréthane bi-composants cellules fermées.

En fait j'ai opté pour de la mousse PU mono-composant. On la trouve partout, elle est infiniment moins chère et, a priori, elle flotte aussi !

Afin que la mousse emplisse uniformément la cavité, je la recouvre et maintiens fermement le tout clos. Attention la mousse à une force incroyable.

 

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Pose des bancs

 

Ils sont découpés mais attendent que j'ai fini de peindre la coque extérieure, empli les coffres de mousse PU et surtout que j'ai trouvé aiguillot et femelot !

C'est fait !

 

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Mât et Balestron (ou livarde)

 

C'est pas de la tarte. Je repousse le moment fatidique de la confrontation avec mon rabot.

Je m'y suis enfin mis et voila ce que cela donne ... Ce n'est que la première couche de vernis.

 

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Voile à livarde

 

Je cherche encore le tissus. Faudrait que j'aille à Amsterdam. Ce serait plus facile.

Au pire j'ai trouvé du polytarc (ou polyane en français) bleu mais c'est pas beau !

J'ai aussi trouvé un site avec plein d'informations sur le gréement (entre autre).

Finalement, merci Maman et Papa ! Ils ont trouvé un coton épais, découpé la toile et cousu les morceaux. Bravo ! Du beau boulot !

Pour les oeillets, pas besoin d'investir dans une pince, il existe des systèmes qui ne nécessitent qu'un marteau. Voir la marque Prym.

 

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Accastillage

 
 

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Courbes de plateau arrière

 

J'ai bouché les trous. Peut-être un peu de mastic-epoxy dessous ...

 

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Barre

 

Pour la barre, j'utilise un tasseau de 44x27mm que je taille à la scie puis ponce afin d'obtenir progressivement une section ronde.

Pour lui donner un peu de courbure, j'ai suspendu ma caisse de bières et quelques briques.

Pour accélérer la manoeuvre, je l'ai aussi plongée 24h dans ma marre pour qu'elle se gorge quelque peu d'eau.

Finalement, j'ai opté pour une solution encore plus simple et surtout efficace : surélever les extrémités et utiliser un serre-joint.

Elle en est à la phase du vernissage.

 

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Dérive et Safran

 

J'ai raboté la dérive et le safran pour obtenir un joli profil NACA (goutte d'eau).

J'en ai profité pour coller les deux parties à l'epoxy. Une couche résine + durcisseur sur chaque partie, puis sur un côté seulement, une couche de résine + durcisseur + charge (de la farine de blé !).

Je dois encore résoudre le problème de la "poignée" de la dérive. J'ai mon idée ...

 

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Finition

 

Non, ce n'est pas une barge du débarquement !

 

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Et voilà le travail ...

 

Il reste quelques petis détails à régler ...

... mais dans l'ensemble le bateau est prêt.

Prochaine étape : la mise à l'eau !

On verra ça en octobre après les vacances.

 

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La remorque

 

C'est une remorque d'occasion mais j'en suis très content.

 

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Les premiers essais

 

Un petit vent de force 3, du soleil, 17 degrés, il n'en fallait pas plus pour tenter une petite navigation.

J'ai d'abord testé la flotabilité. Pas de problème.

Je me suis alors lancé et ... grosse déception : impossible de m'éloigner de la plage tant il est difficile de remonter au vent avec un tel gréement.

Ceci dit, je tire plusieurs satisfactions et quelques enseignements de cette tentative :

 

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Bateaubois - Woodenboat